SI BTP : un « état de l’art » qui ne prête guère à  l’optimisme ?

SI BTP : un « état de l’art » qui ne prête guère à  l’optimisme ?

20 janvier 2015

Esprit

Pour cette édition de la newsletter iXBAT, nous avons décidé de vous proposer une « Perspective » « collégiale » en allant chercher le retour d’expérience et le point de vue collectifs de nos consultants, nos commerciaux, notre R&D sur la notion même de « système d’information BTP » en France en 2015.

Il en ressort un constat en demi-teinte mêlant une certaine tiédeur historique du secteur quant aux pratiques informatiques, à des indices non moins certains, sur le terrain, d’évolutions de fond en cours.

Définition

Commençons par tenter avec vous une définition du « système d’information BTP »: « Un système d’information BTP, c’est tout simplement l’agrégation de tous les applicatifs qui soutiennent les cycles métiers et gestion propres à votre activité. Ces applicatifs visent à matérialiser et supporter les processus mis en œuvre par les hommes et les femmes de votre organisation. »

Applicatifs intégrés ou pas peu importe, pour peu que vous disposiez d’une solution de comptabilité, d’un outil de gestion des études ou d’une feuille Excel de pointage de votre main d’œuvre… on peut dire que vous appuyez votre activité sur un €˜système d’information BTP’ (mais ça ne vous interdit pas de vous interroger sur son efficacité et sur ce que vous pourriez y améliorer).

Constat : Quel SI BTP aujourd’hui ?

En janvier 2015, les PME françaises du BTP (comme la majorité des grands groupes nationaux du secteur) restent pour l’essentiel, fortement imprégnées d’une culture informatique de gestion à base de composants bureautiques, très loin de l’informatisation de structures à taille équivalente dans d’autres secteurs d’activité.

Excel, Access, éditions manuelles sous Word, référentiels « articles » ou « fournisseurs » dans des bases de données séparées… gravitent en général autour d’un noyau constitué d’un système comptable, bien souvent unique composant progicialisé de ce que certains dirigeants du secteur hésitent quand même à appeler un « système d’information ».

Les études consacrées à l’équipement et aux usages informatiques du BTP ne se bousculent malheureusement pas, mais une étude de 2011 menée notamment par la CCI et la Chambre des Métiers d’Alsace nous semble assez éloquente :

  • le « taux d’informatisation» des entreprises du BTP de la région cible dépasse au moment de l’étude les 94%…
  • Mais dès lors que l’étude descend dans le détail et s’intéresse à la « progicialisation » du secteur, le taux tombe à 13,4% pour le BTP, soit le plus bas de la région tous secteurs confondus
  • Quant au taux de projet d’investissement dans les technologies de l’information… même constat : moins de 25% des entreprises du BTP interrogées envisageaient d’investir… à nouveau le pourcentage le plus bas des 6 secteurs d’activité représentés… (source : http://www.alsaeco.com/ )

L’absence d’intégration, le fonctionnement en silos, le cloisonnement, les pertes de productivité, l’absence de traçabilité des données ou de capacité de vision transverse de l’activité, la difficulté à remonter aisément les informations « chantier »… sont des symptômes patents dans le secteur du BTP ; symptômes imputables quasi-exclusivement à ses déficiences en matière de SI.

A l’heure de la diffusion massive de la business intelligence véritablement orientée utilisateurs finaux, de la démocratisation de la GED, du cloud et des applicatifs mobiles multi-supports, de la mention quasi-systématique du BIM dans les appels d’offre des grands donneurs d’ordre, voire de l’obligation de « maquette numérique » dans les marchés publics à horizon 2017… l’appétence restreinte du secteur pour l’IT ne cesse de surprendre [au passage : notre prochaine « Parole d’Expert » sera consacrée au BIM].

Les solutions sont pourtant là , de même que les savoir-faire, la technologie ou l’évolution des habitudes : déclinaison française de BuildingSMART, arrivée à des postes de middle management d’une génération « nativement » informatisée, volonté de certains dirigeants de s’inspirer des best practices de leurs confrères anglo-saxons, asiatiques ou scandinaves, intégration « culturelle » ou par capillarité de pratiques issues d’autres secteurs voire de la vie courante (LAD, mobilité, cloud…) et, bien sà»r, solutions à périmètre très large ou à intégration modulaire facilitée telles qu’iXBAT…

Mais nous ne sommes pas tant ici face à un manque de solutions sur le marché… que face à une tendance culturelle propre au BTP, en clair : un manque de volonté… historique. Après tout, et combien d’entre vous n’ont-ils pas eu à subir cette remarque au moment de lancer un projet : « On a toujours fait comme ça, pourquoi changer, pourquoi s’équiper de solutions ? ». « ça » étant déclinable à l’infini mais se résumant en général à « Papier + Excel ».

Pourquoi investir dans un système structurant quand cet investissement pourrait soutenir directement la production en se matérialisant dans un nouveau matériel roulant, une nouvelle banche ou de nouveaux échafaudages ?

Alors, quelles perspectives : un constat qui ne prête guère à l’optimisme ?

Pas forcément non, mais il faut aussi prêter attention aux « signaux faibles » et être attentif aux indices d’évolution du secteur aussi ténus soient-ils… Ténus ? Il se trouve qu’ils le sont de moins en moins.

On a déjà évoqué plus haut l’arrivée à des postes de décision de ces collaborateurs « nativement » informatisés qui s’étonnent de ne pas retrouver sur leur lieu de travail les outils (« apps », tableaux de bord, données disponibles en temps réel, géolocalisation, intégration multi-sources…) dont ils disposent au quotidien via leur smartphone, voire dont ils disposaient dans leur secteur d’activité précédent.

De même, nombre de dirigeants définissent comme prioritaire la nécessité de donner à leurs conducteurs de travaux, à leurs chefs de chantier, i.e. aux acteurs au cœur de leur production, les outils « digitaux » censés les aider au quotidien… mais aussi destinés à marquer l’attachement de l’entreprise à leur travail et leur valeur en les dotant d’outils modernes.

Ces initiatives, qui sont nombreuses et qui montrent que le BTP, plus que tout autre secteur d’activité, est d’abord fonction des hommes et femmes qui l’animent, participent à la prise de conscience, à l’évolution des mentalités autour de la mise en place d’un véritable système d’information BTP, depuis la TPE jusqu’à l’acteur national qui projette ses chantiers sur plusieurs continents.

Ainsi et c’est ce qui nous semble être l’indice le plus flagrant d’une évolution des mentalités : les acteurs du marché réfléchissent d’abord en Indicateurs de Retour sur Investissement avant de réfléchir en briques logicielles. Cette démarche classique qui consistait auparavant à vouloir mettre en place un « outil de gestion des études », une « refonte du cycle achat », un « outil de gestion de parc », voire même un « ERP Métier »… évolue peu à peu vers un questionnement plus ciblé et plus stratégique « Comment faire pour augmenter ma productivité de N% ?», « Sur quoi dois-je m’appuyer pour réduire les pertes en matériaux sur mes chantiers ? », « Comment donner à mes Conducteurs la visibilité transverse qui est nécessaire à leur travail ? », « Aidez-moi à réduire le temps de traitement de ma chaîne achat de X% »…

Ce type de questionnement sous-entend, dans 99% des cas, une parfaite reconnaissance de la nécessité de structurer l’ensemble de l’activité de l’entreprise sur un système d’information adapté mettant en œuvre des processus pensés pour l’entreprise… Quand, en plus, les acteurs du projet portent une réelle attention à l’adhésion des futurs utilisateurs, on peut dire que leur projet est déjà une réussite.

Notre point de vue ? « Le best of breed… iXBAT en plus ! »

Avec 25 ans d’expérience dans l’édition et l’implémentation d’iXBAT au sein de dizaines de sociétés dans la construction, le gros œuvre, la charpente, les TP, le génie électrique, la plomberie, la pl trerie… CGSI est parvenu à construire un véritable savoir-faire dans la constitution de SI BTP, via une approche originale reconnaissant d’une part les expertises distinctes requises pour mettre en œuvre des solutions hétérogènes (modélisation 3D, gestion financière, géolocalisation, gestion de carburant, GED…), tout en, favorisant, d’autre part, leur intéropérabilité par le biais d’échanges avec iXBAT et ses points forts (études, achats, stocks, chantier, parc matériel, RH…). C’est le « best of breed » que nous favorisons : aller chercher sur le marché les meilleurs composants, ceux qui sont véritablement à votre mesure.

Inutile, d’ailleurs, d’imaginer que construire votre « SI BTP » nécessite l’abandon global de tous vos composants actuels. Leur intégration et leur adaptabilité à vos processus est la clef.

Comment iXBAT se positionne au sein de ce SI BTP ?

Un SI BTP se structure idéalement en 3 couches intégrées :

  • Un niveau « Reporting » qui permet la restitution à façon et l’analyse de toutes les données des niveaux « Métier » et « Opérations »
  • Un niveau « Métier » donc, qui regroupe les cycles Etudes, Achats/Stock, Chantier, Matériel.
  • Un niveau « Opérations » qui agrège des composants plus généralistes (comptabilité, paie…) ou ultra-spécialisés (géolocalisation, gestion du carburant).

iXBAT se positionne chez ses clients en véritable pivot de cet ensemble en adressant à la fois les niveaux « Reporting » et « Métier ». En effet, iXBAT intègre :

  • l’offre Oracle Business Intelligence (suite décisionnelle d’Oracle)
  • et ses propres modules métiers, fruits de 25 ans d’expérience à vos côtés,

Le tout en une solution nativement intégrée… qui reste parfaitement modulaire pour d’abord s’adapter à vos besoins et contraintes.

En 2015 gr ce à vous, CGSI continue à innover en investissant lourdement sa R&D dans les thématiques « mobilité » (portabilité vers devices mobiles), « dashboard » (choix de la plateforme Oracle BI) et BIM (analyse du format IFC et de ses modalités d’intégration, réflexions autour de la notion de matérialisation de « place de marché »).

En guise de conclusion

Vous l’avez constaté vous-même autour de vous, chez vos confrères, vos concurrents… le BTP reste encore, en grande partie, un secteur d’activité sans véritable culture informatique, parce que ses acteurs sont happés par un quotidien opérationnel complexe, exigeant, semblant surtout à mille lieues des contingences informatiques.

Pourtant, et la tendance est vraiment palpable, notre secteur change : pénétration d’un lexique, d’une culture, d’habitudes de consommation et de comportement venues à la fois du grand public et de secteurs d’activités adjacents (architectes, bureaux d’études, facility management…) bouleversant son rapport à l’informatique et au « digital ».

Qu’il s’agisse de l’arrivée de nouveaux collaborateurs, de nouveaux dirigeants, de concurrents étrangers, d’une évolution en profondeur des mentalités ou des simples exigences de rentabilité faisant soudainement surgir l’outil informatique comme un axe de productivité… la nécessité de mise en place d’un véritable « SI BTP » devient petit à petit un impératif dans les esprits, avant de se matérialiser au sein de chacune de nos organisations.

Et nous pouvons vous assurer que CGSI est bien présent à vos côtés pour participer à ce bouleversement.